Ludovic : 15 ans de fidélité et de polyvalence

Ludovic : 15 ans de fidélité et de polyvalence

Dans le cadre de notre projet « Visages et Voix de LMDES », nous rencontrons Ludovic, arrivé il y a 15 ans. Son parcours illustre comment une entreprise familiale peut devenir un véritable lieu d’épanouissement professionnel pour quelqu’un qui a besoin d’autonomie et de diversité dans ses missions.

Un parcours varié avant LMDES

Avant d’arriver chez LMDES, Ludovic accumule des expériences professionnelles variées. « J’étais chez DTP Terrassement, je faisais le contournement de l’Isère. On faisait le détournement du fleuve qui inondait tout le temps Romans. » Son rôle ? « Je faisais la signalisation, les normes de sécurité sur le chantier. Je faisais le relais de maçon. » Des missions physiques et exigeantes : « On était en bas, on était dans la flotte, en train de mettre le ciment contre les broches. » Avant cela, il travaille à l’atelier de réhabilitation de la Providence : « Ils font les espaces verts. On a tout paysagé les ruelles de Pont-en-Royans. » Il occupait également un poste au foyer du Royans à Pont-en-Royans : « J’étais homme à tout faire. Je m’occupais du linge, des aménagements quand ils avaient des réunions, l’entretien des lieux, des trucs comme ça. »

Une arrivée familiale chez LMDES

L’arrivée de Ludovic chez LMDES se fait par un lien familial qu’il ignorait : « En fait, je trouvais pas de boulot. Ça faisait un petit moment. Et ma mère a dit à mon père : pourquoi tu demandes pas à Alain ? C’est ton cousin. » La découverte est surprenante : « Du coup, on est allé le voir un soir. Moi, je savais même pas que c’était mon cousin. Alain fait la bise à mon père, il me fait la bise. C’est ton cousin, c’est mon cousin germain. » Initialement, l’objectif était différent : « C’était pour qu’Alain me trouve du boulot ailleurs. Il a voulu me trouver du boulot sur Grenoble, faire livreur. » Mais un obstacle majeur se présente : « Le problème, c’est que moi, avec mon problème d’orientation, faire livreur sur Grenoble, c’était pas possible. Je n’arrive pas à rouler dans Grenoble. » Cette particularité oriente finalement son parcours : « Du coup, je suis resté à LMDES. Dès le début, ça me plaisait bien, parce que je touche un petit peu à tout. Je vois un peu tout le monde. Je fais mon train-train un peu en dehors des autres. »

Quinze ans d’évolution et d’autonomie

Ludovic fait partie des anciens de l’entreprise : « Ça fait 15 ans que je suis là. Je commence à faire partie des murs. J’ai commencé quand on était encore en haut du village, en face de l’école primaire. » À l’époque, l’équipe était réduite : « Moi, quand je suis arrivé, on était 12 et maintenant, on est 70. » Son évolution se caractérise par une prise d’autonomie progressive : « Quand je suis arrivé, j’étais plus cadré. L’atelier là-haut était bien plus petit, on était tous les uns sur les autres. J’avais tout le temps quelqu’un à côté à me dire ce que je dois faire. Maintenant, j’ai plus l’impression d’être mon chef à moi. » Cette autonomie correspond parfaitement à sa personnalité : « Ce qui me stresse le plus, c’est qu’il y ait quelqu’un derrière moi qui va me dire : fais-ci, fais-ça, va plus vite. J’aime pas vraiment ça. Il faut me laisser faire, c’est tout. » Son organisation personnelle témoigne de cette autonomie : « Le soir, je sais déjà comment je vais faire le matin. Après, il y a des collègues ou clients qui vont me rajouter des tâches. C’est pas grave, j’improvise. » Ludovic a également validé ses compétences officiellement : « L’année dernière, j’ai passé le CACES, je peux donc conduire avec autorisation le chariot-élévateur”

Une polyvalence qui épanouit

Ce qui caractérise le poste de Ludovic, c’est sa diversité : « J’ai aucune journée pareille. Aller à la poste et certaines livraisons, je vais le faire tous les matins par exemple. Mais en général, j’ai aucune journée identique. » Sa mobilité est impressionnante : « Je suis sur les quatre bâtiments. Je suis tout le temps en train de tourner. » Cette itinérance devient même une particularité reconnue : « C’est vrai que c’est rare qu’on arrive à me trouver. C’est ce que dit Charline. » Ses missions sont variées : livraisons locales, gestion des déchets, manutention avec le chariot élévateur, aide ponctuelle à l’atelier ou au routage. Cette diversité correspond parfaitement à son caractère : « J’aime bien travailler sur des engins. J’aime bien être amener à bouger de sites. Je n’aime pas rester à la même place. » Ce goût pour les machines remonte à son enfance : « Mes grands-parents sont paysans. Moi, travailler sur des véhicules, j’étais sur une mini-pelle à 14 ans. »

Un esprit familial apprécié

Malgré son autonomie et sa mobilité, Ludovic ressent fortement l’esprit d’équipe : « Je pense qu’on est tous une équipe. Quand il y en a un qui est pas là, on est tous à se demander ce qu’il fait ou s’il s’est passé quelque chose. » Il cite un exemple concret : « Si j’arrive en retard, je sais qu’on va m’appeler. À midi, si on me voit pas, on va m’appeler pour me demander si je veux manger ou pas. C’est une famille, en fait. » Les événements organisés par le CE tiennent une place importante : « Il y a tous les événements du CE, les week-ends, les soirées. Je sais que dans d’autres boîtes, ils font pas ça. Chez DTP, pourtant c’est un groupe, et même chez eux, le CE faisait pas ça. Nous, on fait pas mal de sorties. »

Un engagement pour l’avenir

Ludovic a choisi de devenir associé de la SCOP : « C’est ma boîte, c’est là où je travaille, donc j’ai pas envie qu’elle coule. Je vais faire quoi, après ? » Sa situation personnelle renforce cet attachement : « Je suis pas trop loin de chez moi. Faut que je m’occupe encore de ma mère. Vu que mon père est décédé en début d’année, elle est pas encore tout à fait remise. Faut que je sois là. Et vu que je suis à côté, ça m’arrange. » Sa projection vers l’avenir est claire : « Dans dix ans, je me vois ici. De toute façon, j’ai ma maison qui est pas loin, donc je ne pense pas que je vais bouger. » Malgré les difficultés traversées par l’entreprise, Ludovic reste optimiste : « On a eu deux, trois clients qui nous ont mis dans la galère, mais c’est pas grave, on va remonter. On va se remettre. On n’a pas le choix, de toute façon. »

Témoin de l’évolution

Après 15 ans, Ludovic a vécu toutes les étapes de développement de l’entreprise : « Le tout début, c’était galère. Il fallait vraiment s’y donner. Faire des heures, attaquer plus tôt le matin, venir les week-ends, tout ça, on a fait évoluer la boîte. » Certains clients historiques témoignent de cette fidélité réciproque : « Je me souviens quand on est allé chez Coquant, chez Deux Ponts. Ce sont des clients qui sont toujours là aujourd’hui. À un moment, ils ont eu des problèmes, on les a aidés. Puis après, ça a été l’inverse. » 

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